• Indy

    (...) sur la soie des mers et des fleurs arctiques; (elles n'existent pas.) (Rimbaud  in "Barbare")

     

    Cette histoire est entièrement sorti de mon imagination lorsque l'ennuie laissait mes yeux défiler sur les multiples paysages changeant de la route pour partir en vacances (2017) 

    Je tiens également à remercier ma demi-soeur pour m'avoir corriger le prologue. 

  • Indy tombait toujours. Au début hurlante de terreur mais la chute dura, encore et encore. Les membres écartés par la vitesse. Elle pleurait à chaud de larme. 

    «Il en est fini de moi. Mon corps trouvera le sol.» se lamenta-elle en tentant d'ouvrir les yeux. Encore aucune plateforme dur en vu.... toujours entre ses 4 murs, elle attendait la fin en hurlant. Bientôt, elle s'arrêta de crier. «Je vais atterrir un jour ?» se demanda t-elle curieusement impatiente. 

    L'air lui manquait soudainement, l'eau traversa ses poumons et ses mains se portèrent vers son cou avant de gesticuler désespérément pour remonter à la surface mais.... le fond paraissait sans fin et la monté interminable. 

    Indy sentit ses poumons la brûlé, elle n'avait plus d'air et ses forces lui manquait. La jeune fille cessa de se débattre et se laissa couler, les yeux fermés. 

     

    Soudain, l'air emplie ses poumons et l'eau fut vite recracher. 

    «Ouvre les yeux. Tu es vivante.» Cette voie masculine lui donna le courage de lever les paupières. Elle se tenait couché, un jeune homme penché au dessus d'elle lui souriait

    «Bienvenue» 

    Surprise mais faible, elle se mit assise et détailla la pièce du regard. Elle était faite de bois principalement, du plafond jusqu'au sol, dont la table, les chaises les commodes ou autres mobiliers. Une bougie trônait sur un bureau où plusieurs papiers étaient éparpillés, et des lanternes ici et la étaient suspendu au plafond, illuminant la petite pièce. Indy se rendit compte qu'elle était sur un lit de laine de mouton, pour le coup très confortable. Le jeune homme s'assit à côté d'elle ; il était mate de peau, les cheveux cours noir et les yeux étrangement rouges. 

    «Ou suis-je ?», Demanda t-elle. Le seul souvenir qu'elle avait était sa noyade. Ses cheveux blonds encore mouillés. 

    «Heu... bah, chez moi,  répondit-il surpris pas la question. Ça ne se voie pas ? plaisanta t-il.

    —heu... si,si. Désolé.... fit-elle toute désarçonnée. Il rigola. 

    —Ne t'en fait pas, je ne faisais que blaguer. Moi c'est Dan, et toi ?

    —Indy. » Répondit-elle machinalement en ne pouvant s'empêcher d'admirer son petit studio de bois et ses beaux yeux rouges. Un silence malaisant s'installa mais elle decida de le couper :

    «C'est toi qui m'a sauver ?

    —Oui. Faut croire. L'eau me brûlait tellement, au début j'ai hésité mais bon... quand on doit sauver une vie on ne pense plus vraiment à soi... 

    —"l'eau me brûlait" ? Répéta t-elle surprise. À son dernier souvenir, cette eau était froide. 

    —Bah oui. Ce n'est jamais agréable pour un Feu des bois de plonger dans l'eau du lac. 

    —"Un Feu des Bois" ? 

    —Oui. Écoute, je t'expliquerai tout ça demain mais il fait nuit maintenant, repose toi bien. Je vais dormir par terre. 

    —Merci beaucoup.» répondit-elle émue par ces marques d'attention. 

    Il lui fit un large sourire rassurant et se leva afin d'installer non loin de son bureau, une grande couverture. En réalité, cette couverture était étrange : elle paraissait si petite pliée et maintenant étendue au sol, on pourrait blottir trois personnes dedans ! De plus, sa couleur rouge pâle était décorée de vagues plus rouges et plus brillantes. 

    Ne s'en souciant pas plus pour le moment, Indy se recoucha et ne tarda pas à trouver le sommeil. Bizarrement, elle se sentait bien. L'être chaleureux qui l'avait sauver avait sut la mettre en confiance sur ce nouvel endroit. Quelque chose lui disait qu'il avait pleins de facette à son caractère. 

     

    Le lendemain, Indy se réveilla doucement. Elle cligna plusieurs fois des yeux pour s'habituer à la lumière environnante. En détaillant une nouvelle fois la pièce du regard, elle n'apperçut pas la silhouette de Dan. Paniquée, elle se leva d'un bon et ouvrit la porte du studio. 

    Un rugissement sonore retentit et une gueule plus grosse qu'elle se trouvait à un souffle de son visage, la menaçant de la déchiqueté. Mais une violente boule de feu vint s'écraser contre la joue du dragon bleu, qui dut détourner son attaque sous la douleur. Puis une rafale lui suffit à le faire fuir. 

    Tétanisée, Indy n'osait plus bouger ni regarder quoi que ce soit mais Dan apparu sur le côté en courant vers elle «rentre.» ordonna t-il, pourtant d'une voie calme. Comme elle ne réagissait pas, sa main chaude se posa sur son bras, près du coude, et l'attira doucement à l'intérieur. Face à ce contact si doux, si chaud et rassurant, la jeune fille ne put que le suivre. 

    «C'était quoi, ça ? 

    —Ra ! Ces sales bestioles... elles viennent nous attaquer en provenance de Eausa. 

    —Eausa ? 

    —Assis toi. (Elle s'assit sur le petit tabouret de bois en le regardant s'installer en face d'elle, sur un autre tabouret) Enfaite, tu es tombée dans un monde bien différent de ce que tu as l'habitude. Ce que tu viens de voir est un dragon d'eau car notre monde là est divisé en quatre tribue : le feu -nous- appelé Feu des Bois. Nous vivons dans les arbres avec nos dragons de feu. Notre village s'appelle Feusorf. Nos pire ennemis sont les Eaux des Mers, comme l'indique leurs noms, ils sont de l'eau avec leurs dragons de cet élément. Leur village se nomme Eausa. Sinon, il y a le vent, eux ils vivent dans les cieux. On dit que leur village vole mais vois-tu, les nuages sont très haut et je n'ai toujours pas reçu mon dragon... Ils se nomment Vent des Cieux et leur village est Ventol. Apparemment, ils n'ont pas de pouvoirs mais une rapidité tellement élevée qu'on ne les voit plus. De même pour leurs dragon. Et pour finir, tu as les Terre à Terres. Eux vivent dans une plaines non loin entouré de la forêt. Comme l'indique leurs noms, ils sont élémentaires de terre mais ont quand même des dragons. Leur village est Terima. Tu suis ?» 

    Indy resta muette à le fixer. Les sourcils froncés, elle le devisageait avec tellement d'insistance qu'il comprit bien vite :

    «Tu as intérêt à me croire car c'est vrai. Je n'y croyais pas non plus au début. 

    —Tu as atterrit ici comme moi ?

    —On peut dire ça comme ça... sauf que je suis tombé dans des flammes, pas dans de l'eau. Apparemment, suivant l'endroit où on tombe, on appartient à un village. 

    —Tu viens pas de me dire que les...Feu des Bois... sont ennemis avec les...Eaux des Mers...? 

    —Si. 

    —Alors pourquoi m'as-tu sauvé si je suis tombée dans l'eau ?

    —Car tu es tombé dans notre eau. Pas la leur.... je me demande quand même quel est ton pouvoir du coup. Dit voir... tu te souviens à quel endroit tu as passé le portail ? » 

    Rien qu'a cette évocation, Indy sentit les larmes lui monter. Ses parents, sa soeur, sa famille... la jeune fille se mordit la lèvre inférieur pour se retenir de pleurer, mais c'était si dur ! 

    Dan se trouva un peu au dépourvu, a vrai dire, lui aussi avait espéré pouvoir repartir mais il était tombé amoureux de ce monde... il la regarda avec tendresse 

    «Vas-y, pleur. Tu iras mieux après.» 

    La gorge nouée, Indy laissa couler une larme avant de l'essuyer :

    «J'étais en forêt... je... je venais de me faire rentrer dedans pas un sanglier et un trou c'est ouvert dans la terre.... je suis tombée à très grande vitesse. Et toi ?

    —He bien... (il se gratta l'arrière de la tête en réfléchissant) ça revient à très longtemps mais... je crois que j'étais près de la cheminé, un soir de noel. Et puis... je suis rentré dedans et sans avoir mal, j'ai disparu. Il faisait noir d'un coup puis enfin, je vois à nouveau. J'étais toujours dans les flammes quand quelque chose m'a susurré une phrase à l'oreille.... 

    —Ah bon ? Tu te souviens quoi ? 

    Il remua négativement la tête 

    —Non... mais après un cri de fureur a retenti et la petite vois a poussé un râle de douleur. » 

    La jeune fille se tue en réfléchissant, Dan se leva soudainement :

    «Aller viens, je vais te faire visiter notre village.» 

     

     

     


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  • Indy marchait dans un petit sentier de forêt. Ses parents et sa soeur cueillaient le muguet mais elle était loin de s'intéresser aux plantes et préférait longer les passages d'animaux dans l'espérance de voir un chevreuil ou un écureuil.
    La jeune fille marchait en essayant de faire le moins de bruit possible quand une course se fit entendre. Des galops d'animaux ! Toute contente, elle s'arrêta et écouta. Les bruits cessèrent, et elle se remit à marcher, attentive. La course recommença, Indy s'arrêta une nouvelle fois. Entendant les bruits partir, elle cru que c'était belle et bien fini et qu'elle ne les verrait pas mais un violant coup dans ses jambes de côté la percuta et une boule trapus passa sous elle pendant sa chute. Elle n'eut le temps de voir que 3 sanglier dont un bébé "Je ne vous voulais aucun mal !" Pensa t-elle en se tordant sur elle de douleur. Les larmes coulèrent involontairement sur ses joues et elle ne put que serrer les dents. La jeune fille fini par se relever au bous d'une bonne quinzaines de minutes quand la voie grave de son père résonna dans la forêt:
    "Indy ! Appela t-il
    -Oui j'arrive !" répondit-elle entre les dents, tentant de cacher sa souffrance mais ses proches n'étaient pas dupe et ils comprirent bien dans sa voie qu'elle retenait une grosse douleur.
    Ses jambes flageolèrent et un pauvre pas suffit à la faire retomber au sol. Le choque contre ses genoux la fit pleurer un peu plus.
    Les pas de son père courant vers elle se rapprochèrent un peu plus. La silhouette masculine paru entre deux buissons.
    "Je suis la..." appela t-elle encore, son père se tourna alors vers elle et accouru. La main tendu vers elle, le sol se déroba soudainement sous elle et les doigts ne firent que se toucher...  

    ...Un cri de stupeur s'échappa de la jeune fille et elle tendit désespérément la main vers celle de son père... en vain... les doigts ripèrent et elle tomba dans le seul rond de trou qui s'était formé dans la terre.
    Son père s'effondra à genoux en hurlant, la tête dans les mains.
    "Indy !!!"
    Sa mère accouru avec sa petite sœur, posant une main sur le dos de son mari:
    «Elle a rejoint les élus. Elle reviendra, elle. Promit-elle en parti se rassurant sur les croyances.
    -Au revoir Indy. Compris alors la petite
    -Arrêter avec vos croyances ! Elle va mourir en percutant le sol, son corps va s'arrêter et ses boyaux vont continuer leur chute jusqu'à trouver les os !» s'énerva t-il en se relevant désespérer mais le trou se referma, contredisant ses paroles.
    Stupéfait, il sauta en arrière et tous trois observèrent maintenant un sol innocent...

     

    A suivre... 


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  • Depuis quand suis-je ici ? Il fait noir.....un trou... seule une pauvre lumière essayait de percer en vain. Je nageai donc vers elle, l'unique issu de ce gouffre.
    Plus je m'approchais, plus elle grandissait! Comme dans les multiples films que j'ai pus voir avant que ma course folle ne commence.
    La respiration me manquait, je ne voyais rien. Ébloui ou désorienté dans cet énorme gouffre noir sans fin ? Je n'en savais rien, je ne trouvais pas la sortie. Combien de temps étais-je restée sans connaissance ? Longtemps je suppose car la mémoire me manquait affreusement.
    Soudain, la pierre froide rappa mes pieds nus, je glisse. L'eau salé envahit ma bouche et mon nez, je me relevai temps bien que mal. J'avais pied... enfin pied. Mes yeux daignèrent bien vouloir s'ouvrir quand je les senti s'habituer à la lumière envahissante.
    Je restai pétrifié devant cette vue. C'était... magnifique ! Irréel même.
    En évaluant du regard la pièce, je constatais que je me trouvais dans une grotte blanche où la poussière survolait le lieu. Je cherchai la source de cette luminosité éclatante... mais... rien. C'était fermé, aucune sortie.
    Au milieu de la pièce trônait une table dont les pieds étaient incrustés dans le sol. Elle était aussi blanche que le reste.
    Un instant, je me retournai et deux monde se faisaient sentir. Là... derrière moi se tenait l'obscurité, pire! Le gouffre noir d'où je venais et devant moi une clarté pure. Évidement, mon choix se porta sur la grotte blanche!
    Je longeai les murs, ma main frôlait délicatement la pierre froide et lisse de la grotte, des inscriptions y étaient gravées, ont aurait pus les comparer à des hiéroglyphes mais ce n'étaient pas de toute évidence des dessins.
    Curieuse de nature, je m'approchai de la table et constata qu'une main y était taillée. Cette main avait les contours bleus qui continuait en courbe magnifique à l'intérieur. La contemplation me laissa béat.
    Ma main se mit à tremblé, entre l'envie de toucher cet étrange dessin et la peur qu'il m'arrive encore des mésaventures... des mésaventures...? Je ne me suis sûrement pas dit ça pour rien, il m'est arrivé quelque chose avant, un incident qui me paru loin, très loin.
    L'attraction fut trop forte et ma main se posa délicatement sur le dessin.
    Une sensation enivrante m'envahit entièrement et les courbes bleues infiltrèrent mes veines, je les vit, elles s'illuminèrent sur mes bras et une force agréable me tordit les boyaux. Étrange...
    Je me senti tomber et ma tête percuta la pierre blanche de la table mais ma main resta accrochée à son dessin.
    Il faisait de nouveau noir, j'avais fermé les yeux avant de voir une fille, aussi grande que moi. La quinzaine je pense... elle était blonde avec des mèches teintées bleues, exactement comme moi... ses yeux étaient d'un bleu ciel inimaginable.
    Elle était en forêt qui me paraissait familière.
    Je ne tardai pas à comprendre que c'etait moi dans la forêt prêt de ma maison. Cette scène... je la connaissais.... enfin, c'était mon passé, le début de mes péripéties avant que je n'atterrisse ici...

     

    A suivre... 

     

     


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