• Un jour de guerre

    Tout était calme. Le soleil chauffait au dessus de nos têtes. Je me promenais dans les allées de ma ville. C'est une ville un peu particulière, très pauvre mais les gens y vivent heureux. La convivialité et l'entraide nous fait tenir debout. C'est plutôt petit. Les maisonnettes s'organisent autour d'un grand bâtiment central, qui lui est loin d'être pauvre. Il est dur, blanc, et fait de pierre. Les nombreuses fenêtres de verres témoigne de ses quatre étages. Je n'ai jamais sut comment est-il arrivé là ni à quoi il sert, mais il est là. En face a lieu une grande cour déserte où nous faisons bruler les feux lors de soirées dansantes. Et les bidons villes se cachent derrière ou sur les côtés. Nous avons également des tours et des remparts. Elles sont faites de bois et plutôt instable mais elle sont pratique lorsque nous souhaitons dominer la grande vallée déserte où se trouve notre bidonville. 

     

    Un sourire niet restait coller sur mon visage. Il faisait si beau. Dans mon allée étroite, je croise un enfant. Il jouait avec un ballon rafistolé et plutôt dégonflé. La pauvreté nous apprend à aimer les petites choses. La balle vient se loger dans mes pattes alors que le petit courait pour venir la récupérer. Doucement, je pris son jouet pour chahuter un instant avec lui. Son rire explosa dans la rue sous l'action de mes doigts sur son ventre. Il vint se débattre tout contre moi. Soudainement, un bruit sourd retentit au bous. Lorsque je relevai le nez, un homme, fort en carrure et cagoulé tirait au loin. Perpendiculairement à nous. La panique me saisi. Que se passait-il ? Qui était cet homme ? Je vis trouble et me rendit compte que les cris de terreur se répandait dans notre petit village. Les fusils tiraient dans tous les sens. Ils y en avait une centaine ! Et les armes utilisées étaient toutes différentes. Allant du simple fusil à la mitrailleuse. Tout allait si rapidement. Je regardai derrière moi, un homme tira sur Yasa, une femme fort gentille que tout le monde aimait. Elle s'effondra et le sang se mit à se répandre sur le sol terreux. Mes bras s'étaient automatiquement refermés sur l'enfant et ma main lui cachait les yeux. Il me fallait agir vite maintenant et je sentais l'adrénaline se répandre tout en moi. Je portai le tout jeune et sautai dans la maisonnette la plus proche. Il me fallait le cacher au mieux. Une fois fait, je le laisserai. Je ne pouvais pas rester sans rien faire, il fallait faire un choix et je ne serais jamais assez forte pour le protéger ici. 

    Mes jambes s'activaient à présent à une rapidité qui m'était encore inconnue. Je voulais à tout prit rejoindre la tour pour comprendre ce qu'il se passait et faire un premier bilan pour être plus efficace. Trou noir. 

    Le souffre me brûlait et je finis par arriver en haut de la tour. Le bidonville était déjà dans un état lamentable. Les corps souffrants, inanimés, jonchaient le sol. Ou bien des mourant qui agonisaient ou luttaient encore pour se réfugier dans les maisonnettes. En vain. Je vis Bolchan se trainer péniblement avant qu'un homme ne l'achève de sang-froid. Mon sang se glaça. Un autre homme escalada les toits des maisons collées. oui. Se cacher en hauteur. Reste-y. Mais mon espoir cessa bien vite lorsque je le vit prendre son élan et se suicider. Il ne devait pas croire pouvoir survivre et cette action l'éviterai de souffrir. Je ne pus soutenir la vue de son corps s'écrasant au sol. 

    Vite, il fallait sauver ceux qui pouvaient encore l'être. Je redescendis alors quatre par quatre les escaliers avant de m'arrêter. Là, au coin. Il y avait un tireur. Un ennemis. Il me fallait une arme pour continuer et l'occasion ne pouvait être meilleure. Sans plus réfléchir, je me ruais sur lui -par derrière- et lui brisai la nuque en lui tournant la tête, une main sur le front et une autre sur le menton. Il s'effondra avec un hoquet de surprise et de douleur. Une étrange sensation de force s'empara de moi. Je lui arrachai alors son arme. C'était un pauvre pistolet à débit lent mais à recharge satisfaisante. Au loin, de l'autre côté du rempart se trouvait un autre homme. Il était brun, les cheveux en batail et les yeux sombres. Habillé de noir. Il me sourit et notre équipe se construit naturellement. Il avait quelque chose de rassurant dans sa manière d'être. Et on ne pouvait nier son charme. Bon, ce n'était pas tout et je prit les devant, la tête froide. Je remarquai que lui avait également trouvé une arme de fortune : une mitrailleuse ! Nous redescendions des remparts pour canarder tout ceux qu'on croisait. Ici, un, je traversai une rue en tirant dessus. En plein dans la tête. Puis je retournai me cacher au coin de la rue pour abattre son coéquipier. Le mien prenait soin de couvrir mes arrières. 

    Des cris terrifier résonnèrent dans la maison blanche. Après un échange de regard, nous nous ruons à l'intérieur. Droite, gauche, une balle dans la tête ou dans le ventre et la voie était libre. Tout allais si vite que je n'avais même plus le temps de réfléchir. Tout se dont je me rappelle est ce sang qui nous giclaient parfois à la figure, ou nos bottes qui pataugeaient dans des marres rouges. Et des balles à en faire tourner la tête. Je n'entendais plus rien, si bien qu'un langage gestuelle s'installa sans avoir besoin de se le dire entre mon partenaire et moi. L'adrénaline m'accompagnait dans chacun de mes gestes. 
    Mon inconnu me tapota l'épaule alors que je finissais de tirer en contre bas, sur des hommes dans la cour. Je me retournais en un sursaut et observai discrètement ce qu'il me désigna. L'horreur me prit lorsque je vis les miens ligotés dans une salle, frappés, et conduit de force dans un trappe…. 

    A suivre… 

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 17 Mars à 10:10

    Waaaa.... Fidaè commence une histoire ! Et forcément, quel suspense...

      • Dimanche 17 Mars à 12:00

        Oui ! depuis le temps que j'avais envie de l'écrire. Un calme inquiétant règle au lycée en ce moment (au niveau des devoirs à fournir) alors j'en profite ! 

        J'aime tellement le suspens. Mais l'histoire ne sera pas longue ;) 

         



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